jeudi, juillet 28, 2005

Succombé

http://www.20six.co.uk/LexieFictie

Bon, les amis, dites adieu au blog rouge

"Adieeeuuuu blog rouuuuge!"

Alexie a trop aimé sa nouvelle bébelle
Alors elle fout sa vieille au panier

Mais ne vous en faites pas, mon côté rose était 100% assumé du temps du rouge
Vous ne verrez donc pas de séquelles trop prononcées chez LexiePinkie
Elle est peut-être juste un peu moins fâchée

Oh et vous avez peut-être remarqué : elle fait la grève des points

dimanche, juillet 24, 2005

Je m'étends

Mes automates sur le blogue twenty-six
Il est trop beau pour que j'y poste rien

Discipline

C'est dimanche vide. Une jourdée splendide. Blanc de nacre, doré, le soleil dessine des carrés sur les tuiles.
Je suis dimanche vide, j'attends les fractions de sons et de secondes. Les symphonies et les années.
Pure décoration.
Et j'attends une cuisinière de soupe aux roches
Qui se soigne aux élixirs de malachite
Qui a surement la peau grise.
Une journée splendide, les ombres de plantes en pot font la jungle sur les murs...
Qu'écrirais-je si je partais en voyage ?
Qu'écrirais-je sur le pont d'un navire tanguant sur la mer toujours la même ?
Je dois mettre un terme à la monotonie
L'appeller la sérénité
L'appeller la sécurité
Je ne me débats plus
On se noie plus lentement
Et on profite de la descente.
Plus de mentor pour pour moi,
Certains acquis me quittent comme pollen au vent
Voici le poème d'aujourd'hui
Écrit chaque jour pour écrire chaque jour
C'est ma résistance contre la mort
Aujourd'hui dimanche
Que ferais-je sans ce cahier ?
Avallée par la foule,
Je passerais des coups de chiffons nécéssaires
Sur les lattes -indignes-
Du plancher flottant
Arrosé d'expresso, le poème d'aujourd'hui
Sera assez moyen
Sinon nul
Pour écrire chaque jour
Faut sacrifier pas mal de merde

samedi, juillet 23, 2005

Il servira pas beaucoup, mais je voulais le montrer:

http://www.20six.co.uk/LexieFictie

vendredi, juillet 22, 2005

Impressions et souvenirs eatonniens (2)

Après le départ de cette trendy mommy
- se paye cinquante balles un bracelet tiny-
Son paiement pris
Le cinéma toujours éteint
J'ai les lèvres qui brûlent
Et le visage inanimé

Remuées dans ma paume
Deux sphères de pierre
En s'entrechoquant
Produisent le son épuré
D'un filet de billes

En guise de musique
La voix filtrée
De quelque chanteuse
Et derrière, la répercussion
De la batterie synthétique
Sur les murs

Et sur les balustrades
On a placardé
Le mot désir

jeudi, juillet 21, 2005

impressions et souvienirs eatonniens


messemble qu'en anglais la colère
donne envie d'écrire des phrases
tronquées

le grand primate qui se déhanche devant mes vitrines a l'air moins humain que le mononcle obèse qui se traine sur mon plancher (qui aurait besoin d'un coup de balai)

je l'aime mieux

j'tais stone, oh fuck, quand le téléphone
a sonné en dedans de moi
à en percer mes joues
puis mes tympans

poème fini
pour cause de dégât d'eau

lundi, juillet 18, 2005

Y'en a marre

Des relent de vent qui rendent à moi
Aucun ne me soigne, aucun
Aucun ne me parle
Seule au centre de l'air
Je fais des piles de mots
Des tas de gens me manquent
Certains que j'ai jamais vus
Et plein d'autres
Le cafard d'été est dissonant
Et très grave
Et très lent


J'ai affronté l'invasion des mouches
Et commencé lectures décourageantes
Je me suis inventé
Un plus fou et perdu que moi
Dans l'espoir d'y canaliser
Mon propre égarement
Mais comme des vases communiquants
Nous échangeons nos désarrois
Je lui conçoit des maux
Et les attrappe
Lui souffre déjà
De tous les miens

Voici texte de ceux
Que je m'abstiens d'écrire
D'habitude
Mais le fond de nuages
M'oblige au minimalisme
Et à la confidence
Excusez-moi
Tout le monde
Permettez que je fasse pas de liste
J'assiste à peine à mes actes
J'ai souvent les yeux décollectés
De la pensée critique
Et mes cordes vocales
S'échappent des fois
Ou se taisent
Au mauvais instant
Et mon enthousiasme
L'est porté disparu
Bouffé
Comme cette feuille
Au chenilles
Mangée de cercles
Réguliers
Comme la maladie

En été le cafard
N'a pas besoin de raison
Et s'exprime
Par de mauvaises métaphores
J'ai même pas de colère
Pas un frisson
Pour augurer le mouvement

Je sais pas encore ce que je vais écrire



Mes plantes d'intérieur s'étiolent toutes.
L'amaryllis a flanché y'a quelques semaines, elle s'est affallée sur le côté, parce que la base de ses feuilles jaunies pouvaient plus supporter leur poids, alors j les ai toutes saisies à la racine, je les ai tordues et elle se sont rompues sans même craquer tellement elles étaient molles. Je lui ai pas redonné d'eau, je suis un peu fâchée contre elle, de pas m'avoir donné de fleurs ce printemps, c'est peut-être con, mais de les voir quelques semaines contre la fenêtre du salon, orientée plein est... Quand le soleil se levait c'était de toute beauté de regarder ces énormes calices rouges .
Les feuilles ont recommencé à percer la vieille terre toute raide, je vais devoir lui redonner de l'eau, je veux pas la tuer une autre fois.

J'envoie des messages codés dans la blogosphère et je sais pas moi-même ce qu'ils veulent dire, il est dix heures et cinq, c'est un maudit matin nuageux et lourd, l'air est épais, il lui manquerait pas beaucoup de densité, il me semble, pour que me je puisse me donner une poussée de jambes sur le trottoir et me ramasser sur le ventre comme dans un étang et progresser dans même nager, juste en m'accrochant aux facades comme si elles étaient un genre de fond marin. Je tolèrerais l'été si ce n'était de la gravité.

Un post impromptu ne pouvait ne pas virer en déblatérage contre l'été.
Je suis contente de savoir qu'en vérité je suis pas la seule personne à le détester.
Saloperie.
Dix heures du matin et je pouvais plus dormir parce que j'avais des sueurs froides dans mon lit, à cause de l'air climatisé pas assez puissant pour rafraichir l'intérieur, qui fait que glacer la peau.

Et au salon pas d'air clim.
Juste un gros ventilateur qui me fait mal aux yeux avec son négligeable pelletage de nuages.
Toujours un espèce de mal de coeur au fond de la gorge, une tension dans l'estomac, une vibration dans les tempes, quelque démangaison, on peut même plus prendre plaisir à s'emmerder, faut se garder de la volonté pour exister.

Et je suis seule chez moi, je prendrais à fumer mais j'ai rien.
Et je suis seule sur le net, c'est pas vraiment prestigieux.
J'ai chaud ostie





samedi, juillet 16, 2005

Est-sud-est

Hier soir je pique par une ruelle
Pour marcher vers l'incendie
Mais c'est pas dangereux
Tous les policiers et tous les pompiers
De la ville sont déjà là
Un maniaque imaginaire
Ici serait très cave
Tout de même, en progressant
Je reçois dans le dos
Quatre-cinq balles de rêve
Qui me font tituber
Fille saoûle dans la rue
Qui a même pas si bu